Au Sud-Est d’Avignon

Yoann devant un beau paysage

Du 02.04.2017 à 05.04.2017 de Avignon à St Raphaël

Du soleil, pas de vent, parfait ! Nous quittons Avignon.

Nous avons le choix, soit nous pédalons 130 km pour rejoindre St Maximin, Alice, une amie d’enfance nous y attend. Soit on pédale un peu moins et faisons la route en deux étapes pour arriver à St Maximin le surlendemain. On verra bien.

Pour sortir d’Avignon on se perd un peu…et ça se voit, une dame s’arrête à notre hauteur :

-”Vous êtes perdus ?”

– “Oui ! On voudrait sortir d’Avignon, on va vers le sud-est”

– “Ha ! Mais vous êtes dans le Sud-Est !”

Elle semble ravie, elle vient de nous indiquer notre chemin tout en nous indiquant où nous sommes !

– “Oui, enfin, on  veut aller au Sud-Est d’Avignon…on vise St Maximin”

– “Ho bah écoutez là je ne peux pas vous aider !”

Il n’y aurait donc rien au Sud-Est d’Avignon ? Bon on ne va pas se laisser abattre, et puis on est curieux ! On finit par trouver la Durance pour suivre son cours et découvrir ces terres visiblement inexplorées.

A chaque pause, c’est crème solaire, hydratation et inspection des nouvelles marques de bronzage. On s’arrête chez un local

-“Oh ! Qu’est c’queuh tu veux ??’

‘Tu’ c’est Yoann et moi, nos 6 bouteilles vides dans les bras. On lui demande de l’eau

-”Ha putaing, entreuh dont !”

C’est amusant ce principe de tutoyer deux personnes.

On remplit les bouteilles dans le jardin

-“Je t’ai vu au portail, j’me suis dit putaing qu’est c’qui me veut cuilà !’

Lui aime bien parler et nous on aime bien l’écouter

-”Nong parce que ya des gitang dans les coing – j’ai rien contreuh les gitang, j’ai un copaing gitang – mais cuilà il voulait me nettoyer le mur, il était un peu agressif…”

Il est super content de nous donner son eau

-”Remplis bieng les bouteilles heing, pi laveuh-les”

Il essaye même de nous donner plus d’eau qu’on a de capacité à les remplir

-”N’hésites pas heing, prends pleing d’eau, c’est l’eau du forage, elle est plus que potable !”

On a décidé de pousser jusqu’à St Maximin…C’est pas gagné d’après la carte on a une grosse cote qui nous attend au niveau des 15 derniers kilometres. Cette cote, j’y ai pensé toute la journée et elle prend la forme d’une longue route, très large et toute droite. On la voit de loin, on a le temps de l’appréhender ! Et finalement…c’est dur, les bornes kilometriques défilent tellement lentement…Mais mes jambes sont en pilotes automatiques, elles pédalent toutes seules ? Petit à petit j’arrive en haut ! J’attend un peu avant de sauter de joie, on ne sait jamais, ça remonte encore peut être un peu derrière ce virage…mais non, ça descend ! Et ça descend beaucoup ! C’est grisant, le soleil commence à se coucher, c’est beau en plus.

 

La fin de la belle côte
La fin de la belle côte

 

Yoann m’attend tout en bas (on ne s’arrête jamais dans une descente, ça use les freins !). J’arrive à fond, lui claque sa main tendue, on est super heureux ! Mon compteur affiche 130 km, il en reste 5 pour atteindre la maison.

Pile pour l’apéro avec Alice, sa maman, sa grand-mère et sa tante. Je retrouve la maison des grands-parents de mon amie d’enfance, souvenir de vacances d’été. Les cyprès à l’entré de la maison, y’a du thing et du romaring dans le jarding, les tomettes rouges dans le salon…on est bien dans le Sud !

Le lendemain c’est repos, de toute façon on arrive à peine à descendre l’escalier ! Enfin on va quand même faire une petite randonnée avec Alice….mais on s’arrête vite au barrage Zola (François Zola, l’ingénieur, pas Emile)..et on se baigne ! Elle est gelée, mais il fait super beau et on sêche vite.

 

Plouf
Plouf

Le soir nous allons faire les courses, on s’occupera du repas : du bon poisson, tomates à la provençales et fondue au chocolat en dessert !

Nous repartons le lendemain matin. Direction Draguignan ou nous devons récupérer à la gare Elsa, une amie qui fera un bout de chemin avec nous, et Marion qui revient de Paris.

Nous trouvons un spot de camping sauvage qui surplombe la ville…on voit tout sans être vu, parfait ! Au moment de rentrer dans ma tente j’entend du bruit dans les arbres…ok c’est Yoann qui se cache pour me faire une blague ! Ha non il se brosse les dents un peu plus loin, et Gaël est dans sa tente. Ca se rapproche, une masse sombre sort des bois…une biche ! Et pas farouche, je suis à 3 m. J’appelle Yoann, il raplique…et la biche fini par s’enfuire non sans faire quelques tours autour du camp avant.

Le lendemain non récupérons donc Elsa et Marion à la gare, désormais, nous sommes un convoie de 5 vélos chargés.

Prochaine étape, la mer ! Nous visons la côte, nous ne sommes attendus nulle part, on s’arretera quand on voudra. Et donc ça sera sur la plage, à St Raphaël. Il y a un camping juste à cotés : donc des douches, de l’eau chaude…bref, on établi notre camp sur la plage et on y reste deux jours !

L’île de Tintin ?
L’île de Tintin ?

 

Comme à la maison
Comme à la maison

 

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