Bienvenue à Astana 2000

Et nous voilà à Astana ! Il y a une vingtaine d’années, des architectes des quatre coins du monde sont venus mettre leurs talents à profit de la grandeur de la ville. Il en résulte une diversité de gratte-ciel se voulant tous aussi futuristes les uns que les autres, nous donnant l’impression d’évoluer dans un film de science fiction des années quatre-vingt-dix.

Astanight

 

Cet entonnoir est en fait un immense centre commercial abritant parc d’attraction, plage artificielle…

Nous sommes accueillies par Kanat, il nous loge dans son auberge de jeunesse flambant neuve en échange de cours d’anglais. Cours d’anglais que nous ne donneront jamais car selon Kanat « il fait trop froid ». On ne saisit pas bien cette raison, mais on découvrira par la suite que, à notre grande surprise, lorsque le thermomètre chute en deçà de moins vingt-cinq degrés, les écoles ferment, ceux qui peuvent ne travaillent plus, les bus tombent en panne, les voitures ne démarrent plus, bref la vie se fige ! L’ambiance de l’auberge est amicale, c’est la basse saison et elle est à moitié vide. Mis à part un hongrois et un suisse venus travailler à Astana, les autres occupants sont des kazakhes venus faire des visas. Des visas justement, ils nous en faut aussi ! Nous passons notre première journée à Astana, enfermées dans notre chambre à préparer notre dossier pour le visa chinois. Malheureusement, comme on s’y attendait un peu, nous sommes recalées. Bon, on tente le visa russe donc. Rebelote, dossier béton, dépôt à l’ambassade. Nous ne pouvons espérer qu’obtenir un visa de transit. Et bingo, nous l’obtenons ! Nous avons très exactement neuf jours pour traverser la Russie.
Le départ est fixé au vingt-neuf janvier. Nous avons deux semaines à patienter.

Astana, c’est la capitale des visas, mais aussi du grand froid. Le jour de notre arrivée, il fait moins cinq degrés, l’été indien en somme. Le lendemain le thermomètre chute drastiquement et restera scotché entre moins vingt-cinq et moins trente-sept. Le froid extrême, ça fait mal. Ça gèle le bout du nez et ça transforme les trottoirs en patinoires. Les passants sont emmitouflés dans d’énormes manteaux, chapka et bottes en laine. Ils sont en plus dotés d’un sens spécial qui leur permet de marcher sur le verglas en tout équilibre. De notre coté, nous n’avons même pas l’équipement nécessaire pour aller acheter trois patates à l’épicerie du coin et les glissades sont notre quotidien, alors les visites sont succinctes et ponctuées de points de réchauffement (banque, supermarché, restaurant…). La ville est très étalée. Et pour cause, lorsque nous arrivons à la limite de sa banlieue, au-delà des derniers immeubles tout juste sortis de terre, il n’y a rien. Simplement la neige recouvrant la steppe. Lorsqu’on quitte le quartier monumental et futuriste, qu’on s’éloigne des immeubles rivalisant d’originalités, nous découvrons beaucoup de parcs et la rivière qui traverse la ville, entièrement gelée à cette période, devient un véritable parc d’attraction, on y trouve patinoires, pêche sur glace, ski de fond, rampes de luge et circuit pour scooter des neiges.
Comme à Almaty, nous profitons des bains publics. Ces saunas, bains chaud et plaques de marbre chauffantes sont d’autant plus appréciées dans ces températures polaires ! Les bains d’Astana nous semblent un peu plus vieillots que ceux d’Almaty. Les grandes salles en marbre abritent piscine, saunas et salle de massage. J’aurai bien pris des photos mais tout le monde étant nu, c’eût été un peu gênant…

Là on peut prendre des photos, on est plus habillée
Là on peut prendre des photos, on est plus habillée

Notre visa Russe nous autorise neuf jours pour traverser ce minuscule pays niché au fin fond de la Sibérie. Mais étrangement, le planning est serré. Nous avons quinze heures de bus, deux jours de train, une nuit à Irkoustk, quatre jours de train, deux jours pour souffler à Vladivostok et enfin une journée de ferry. Ici, quelque soit le type de transport, nous savons que l’embarquement avec nos deux vélos chargés ne dépend pas vraiment de nos billets avec supplément-gros-vélos-chargés, mais plutôt de l’issue de la négociation avec le personnel naviguant. Comme on ne peut pas vraiment se permettre de louper une correspondance au vu de l’étroite fenêtre dont nous disposons, c’est donc dans un certain stress, fort bien maitrisé il faut dire, que nous prenons le départ.

3 Replies to “Bienvenue à Astana 2000”

  1. Courage !
    Vous allez être formidables et nous on attend avec impatience cette suite un peu stressante !

  2. Ooooh ! c’est déjà fini !
    La suite, la suite !!

  3. Ah ouais j’ai lu dans Glamour que le mascara « icicle » etait LA tendance hiver 2018. Belles gosses!!

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