Les grandes vacances

Yoann

Du 25.03.2017 au 02.04.2017. De Lyon à Avignon

Après deux jours de repos à Tassin chez les parents de Gaël, nous reprenons la route. Direction Auberives, chez Yoann. Nous avons 60 km à parcourir le long de la viarhôna, au soleil…

En chemin, pause déjeuner chez les grands-parents de Yoann. Papou Maurice nous attend sur une chaise à l’entrée du jardin, appareil photo pointé sur le portail pour ne pas louper l’arrivée du petit-fils et de ses camarades ! (On apprendra qu’il nous a attendu comme ça 40 min !). On est nourri plus que nécessaire, nous repartons la panse pleine.

Chez Yoann, ce sont les grandes vacances…grande maison, grandes tablés, les cousins viennent, l’escalier en bois grince, la piscine sera bientôt prête pour l’été…on passe une journée au soleil, on joue au ping pong.

 

Le soir, son papa, italien d’origine, fait chauffer le four à pizza du jardin…entraînement pour l’Italie ?
Le soir, son papa, italien d’origine, fait chauffer le four à pizza du jardin…entraînement pour l’Italie ?

 

Un vrai four à pizza je vous dis !
Un vrai four à pizza je vous dis !

 

Marion repart à Paris en train, elle a une soutenance à passer. Nous passerons donc cette semaine à trois.

Nous reprenons la route, toujours sur la viarhôna, toujours au soleil, les vacances continuent…Nous plantons la tente 60Km plus loin, au bord du Rhône

Proposition de nouveau dicton : Pause goûter ensoleillé, biafine au coucher
Proposition de nouveau dicton : Pause goûter ensoleillé, biafine au coucher

 

Camping au bord du Rhône.
Camping au bord du Rhône.

 

Le lendemain, toujours du soleil…mais agrémenté d’un fort vent du Sud. On “mouline” sur du plat, le vent occupe toutes mes pensées, les yeux rivés sur le compteur, j’arrive à peine à faire des pointes à 12 km/h quand une rafale ne vient pas me clouer sur place. De temps en temps je me place juste derrière Yoann qui me coupe alors un peu le vent. Pourquoi pas derrière Gaël ? C’est trop dangereux. Il a une maîtrise de son vélo très originale, fait des écarts sans arrêt ou peut s’arrêter d’un seul coup sans prévenir.  Yoann est le plus rapide il finit toujours par me distancer, je ne profite donc pas longtemps de ses qualités de coupe-vent.

Gaël
“Je tente un truc” prévient Gaël. Tout le monde s’écarte (J’ai pris des risques inconsidérés pour le prendre en photo, je recommencerai plus maman)

 

Nous avions prévu de camper après Montélimar. Nous demandons notre chemin à un couple de cyclistes qui passent…après quelques échanges ils nous invitent finalement à passer la nuit chez eux ! Super ! On accepte évidemment et on leur emboîte la roue. Ils nous installent dans une chambre, une salle de bain pour nous, un accès à la machine à laver…et ce soir c’est barbecue !

On parle voyage, vélo, matériel et condition climatique. Il faut dire qu’on est bien tombé : Bernadette et Alain font du vélo depuis qu’ils sont à la retraite, chaque année ils partent sur les routes avec leurs sacoches. Leur fils, Bastien est allé jusqu’au Japon à vélo. C’est un habitué.

Rouler par -40°C en Russie ? “On s’habitue”.

Et dans le désert par 40°C ? “On s’habitue”.

Pédaler en sandale sous la pluie par 7°C ? “On s’habitue”

Et prendre un matelas mousse ? “On s’habitue ?” tente Yoann. “Ha non !” explose Bastien. “On ne s’habitue JAMAIS au matelas mousse”.

La fatigue nous tombe vite dessus. Bernadette nous informe “on prendra le petit déjeuner à 8h”.

Le lendemain matin, à 8h donc, la table est mise :  tartine grillée, confiture maison, gaufres et café…et nous reprenons la route. Il pleuviote. Cette fois, trêve de coquetterie, j’ajuste bien mon pantalon k-way pour qu’il recouvre entièrement mes chaussures. “Il est super ton pantalon !”. Non Bernadette n’est pas ironique, seule une personne pratiquant le vélo sous la pluie peut comprendre cette réflexion.

Moi en tenue de pluie
Moi en tenue de pluie

 

De la pluie donc, mais pas un souffle de vent ! On file à 35 km/h dans les premières descentes puis 20 km/h sans trop forcer sur le plat. Haaa comme c’est plaisant ! La théorie élaborée hier se confirme : la vent, à vélo, c’est pire que la pluie. Enfin tout est relatif…il se trouve que ce soir nous devrions dormir au chaud, dans la maison de mes cousins à Avignon. C’est à 120 km de notre point de départ, soit le double de la distance que nous parcourons habituellement. Mais la perspective de ne pas monter la tente sous la pluie donne des ailes.

Le Bonheur par temps pluvieux, c’est de trouver un pont pour la pause de 11h !
Le Bonheur par temps pluvieux, c’est de trouver un pont pour la pause de 11h !

 

En fin de journée nous arrivons à Villeneuve-lès-Avignon, 120Km au compteur donc. Mes cousins ne sont pas là, mais une amie nous ouvre et nous laisse les clés. Le trio gagnant nous attends : Douche chaude, machine à laver et lit douillet !

Le lendemain c’est repos. On nettoie les vélos, repas gargantuesque. Le vent souffle fort dehors, on ne lui oppose aucune résistance aujourd’hui, seulement le linge à sécher…

Petit vin, petite salade, gros plat de lasagne
Petit vin, petite salade, gros plat de lasagne

 

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