Pise, Florence et la pluie

Florence

Du 22.04.2017 au 27.04.2017 de St Terenzo al Lago di Billancino

Direction Pise ! Et par une route toute plate, qui longe la mer…ça c’est plaisant, on n’en pouvait plus des dénivelés ! On fonce donc et on arrive vite aux abords de Pise, nous plantons la tente dans un parc à 20 km de la ville. Le lendemain c’est visite. Comment fait on pour visiter une ville sans les vélos chargés ? Il faut d’abord trouver un café. Mais pas n’importe lequel, nous sommes exigeants. Il nous faut : du wifi gratuit, de nombreuses prises, une vue imprenable sur l’endroit où on rangera les vélos et une carte pas trop chère. Inutile de préciser qu’une fois qu’on a trouvé le fameux café, on a déjà visité la moitié de la ville. Ensuite, on fait deux groupes, l’un reste au café, surveille les vélos et l’ensemble des appareils qui chargent, les autres visitent. Puis on inverse.

Pendant nos “pauses café” on recharge donc ordinateurs, téléphones, appareils photos. On profite du wifi pour vous envoyer des photos et des news, on cherche des Warmshower pour nous héberger. Et puis on prend quelques sachets de sucres et on remplit la fiole de savon au distributeur des toilettes…il faut le rentabiliser ce café !

Bon comme on investit les lieux pour une demie journée, qu’on a des looks pas toujours folichons, qu’on pompe toute la connexion wifi et qu’on débranche la moitié des lampes pour brancher nos appareils via de complexes montages de multiprises, le tout pour commander seulement 3 espressos, il arrive qu’on nous regarde d’un mauvais oeil…mais la plupart du temps les vélos chargés devant le café attirent la curiosité et c’est alors l’occasion de faire quelques rencontres.

 

Whaa on a vu le train !
Whaa on a vu le train !

 

Le soir nous voulons dormir près de Lucques, petite ville fortifiée située à 20 Km de Pise. Finalement on dormira carrément dans la ville, sur les remparts. Le lendemain on se rend compte que l’on était qu’à 200 m du repère de la Polizia…

La Joconde est à Lucques !
La Joconde est à Lucques !

 

On se perd un peu dans les petites rues de Lucques. Il y a beaucoup de cyclistes, petits vélos tout fins, mollets rasés et tenue complète. J’en repère deux, leur emboîte la roue et tente d’imiter leur style de conduite : penchée sur le guidon, les fesses bien hautes, des petits virages serrés et on se dandine ! Les autres suivent. On est mort de rire. On les prend en chasse  “On les lâche pas ! Go go go !” Pelotons de vélos chargés, c’est le tour de France dans Lucques. Le jeu nous amuse bien et en sortant de la ville on recommence avec d’autres. On les laisse nous doubler, ils nous saluent d’un amical ‘Ciao’ auquel on répond. Puis lorsqu’ils sont devant on accélère, on les redouble…et la course commence ! Bon avec 25 Kg de bagages forcément on part un peu perdant…On passe une matinée à jouer avec les autres cyclistes, on en croise des tonnes et on se marre comme des baleines ! A la pause déj j’ai plus mal aux abdos qu’aux jambes.

Ce soir…on dort au chaud ! Le papa de Marion nous offre deux nuits en mobilehome dans un camping. Après deux semaines de camping sauvage, rien que la perspective nous fait un bien fou.

On avait prévu de faire une randonnée le lendemain. Mais finalement, on passe beaucoup de temps à faire des lessives, entretenir les vélos et profiter un peu du wifi…et la rando tombe à l’eau. Ce n’est pas grave, on repart deux jours plus tard rutilants et requinqués.

Nous arrivons à Florence vers 16h. Il y a un parc aux abords de la ville parfait pour la nuit. Mais aujourd’hui c’est férié, il y a un monde fou et pour plus de discrétion on préfère attendre la tombée de la nuit pour planter la tente. Là aussi on fait des groupes pour visiter la ville.

C’est joli, mais tellement peuplé ! 
C’est joli, mais tellement peuplé !

 

Nous étions 5, aujourd’hui nous repartons à 4. Yoann nous quitte le temps de faire un petit tour d’Italie, il nous rejoint d’ici la Grèce c’est promis ! Il a peut être opportunité d’un chouette job sur un bateau et il doit rester en Italie pour ça.

Le plat c’est terminé, on va se refaire un peu de dénivelé. Direction Bologne, et ça monte ! Après une grosse côte : pause goûter près d’un lac. Aïe c’est pile à ce moment là que les nuages décident de mettre leur menace à exécution. Grosse pluie ! On trouve refuge sur une terrasse abritée d’un café qui semble hors service…mais il y a du wifi et c’est gratuit ! héhé.

Pause abritée pendant le déluge
Pause abritée pendant le déluge

 

Hoho ! Il y a du wifi !
Hoho ! Il y a du wifi !

 

Un bon feu pour se réchauffer…et faire sécher les chaussures
Un bon feu pour se réchauffer…et faire sécher les chaussures

 

Le lendemain matin il pleut des cordes. Un vrai déluge, ça fait un bruit d’enfer sur la toile de tente. Je réfléchi….on doit passer un col à 1145m aujourd’hui, il faut plier la tente trempée, se barricader dans une tenue k-way complète…pfouu. Non non non. On reste au dodo. On verra demain. C’est quand même agréable de faire ce que l’on veut quand on veut hein !

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