C'était juste, mais ça passe !

Prendre le train au Kazakhstan avec des vélos

Le détail

De Shetpe à Taraz (2500km, 48h, 10 000 KZT / 26€ en deuxième classe) : première expérience de train kazakh, pas évidente. On tente d’acheter les billets au guichet de la gare, qui a des horaires d’ouvertures pas possibles qui ne sont pas affichés en heure locale, et dont la connexion internet ne fonctionne pas. Au final, on a du acheter directement les billets en montant dans le train, selon un prix négocié auprès du chef de wagon (à ce moment là le train affichait complet, mais avec de l’argent le train semble extensible). Les vélos ont été complètement maltraités pour rentrer dans l’entrewagon du train, cabrés sur une roue, le guidon en torticolis, mais bref, ils sont rentrés. Ils étaient dans le passage, donc le peu de choses qu’on avait laissées dessus, genre les tendeurs, ont disparu, mais à part ça ils ont fait bonne route.

De Kulan à Astana (1200km, 21h, 12150 KZT / 31€ en troisième classe) : cette fois on achète nos billets en ligne (via tickets.kz). Première surprise : ce site est parfois fermé. Oui, l’internet aussi prend des weekends. Bon, on attend. Deuxième surprise, c’est les vacances, les trains sont tous pleins, sauf bien évidemment le plus cher. Bon, on prend.
Au départ de Kulan, on a des copains Kazakhs qui s’assurent que tout est OK pour les vélos : ils appellent auparavant la gare, qui leur dit que moyennant 1000 Tenge (2,5€) on peut mettre nos deux vélos dans le wagon bagage. Arrivées au train, le chef de wagon affable regarde nos vélos, et d’un air formel nous dit « niet bagage !« … Bon, nos amis nous aident, on parlemente, finalement nos vélos atterriront sur le rack à bagage au-dessus de nos têtes.. Pas très confort, mais ils n’ont pas bougé du voyage.

De Taraz (Jambul) à Almaty (Alma-Ata 2) (500km, 10h, 2000 KZT / 5€ en troisième classe, sans les vélos) : probablement le moyen le plus lent de faire le trajet, mais de nuit ça passe vite.

De Almaty (Alma-Ata 2) à Taraz (Jambul) (500 km, 7h, 2000 KZT / 5 € en train assis, sans les vélos) : ils sont rares en ces contrées mais ils existent, les trains assis ! Plus rapides, hyper conforts, sièges larges et bien inclinables, bref on est bien !

Le verdict

Au final pour les vélos c’est toujours passé, mais il faut parlementer un peu et il préparer de la monnaie à donner au chef de wagon pour l’amadouer, au cas où.

Pour le choix des classes, la troisième classe est un peu plus étroite surtout pour les couchettes du haut, car il y a le rack à bagages qui empêche de s’asseoir. Mieux vaut être en bons termes avec ses voisins du bas, ou mieux, réserver une couchette en bas !

En deuxième classe le rack est au dessus du couloir, donc les couchettes du haut sont beaucoup plus spacieuses et on peut s’asseoir dessus sans problèmes. Ce sont des compartiments de quatre personnes, qui peuvent fermer à clé. C’est un peu à double tranchant, ça permet d’un côté d’avoir moins de bruit, mais de l’autre si vous tombez mal c’est l’enfer 🙂

Pour le reste les trains sont vieillots mais confortables : draps et serviette de toilette fournis, samovar avec eau bouillante pour le thé et les nouilles dans chaque wagon, toilettes relativement propres (il y a au moins un employé de train par wagon qui veille à ce que tout reste en ordre pendant le trajet).

Les trains sont lents et marquent souvent des arrêts de trente minutes ou une heure, le temps de descendre sur le quai et d’acheter des délices de nourriture locale aux vendeuses qui se pressent devant la porte !

Voir l’article : Prendre le bus au Kazakhstan avec des vélos

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