Les russes promènent toutes sortes de chose, ici des bloc de glace...

Prendre le transsibérien avec des vélos

Dans notre épopée pour rejoindre la Corée du Sud depuis le Kazakhstan sans prendre d’avion et sans visa chinois, on a traversé la Russie en « express » dans le transsibérien, toujours accompagnées de nos fidèles vélos.

On a pris deux trains : Omsk-Irkoutsk (28€, 40h de train, ~2500km) et Irkoutsk-Vladivostok (45€, 76h, ~4100km). On a pris à chaque fois les places les moins chères de la troisième classe, c’est-à-dire deux couchettes latérales-haut pour Omsk-Irkoutsk, et les deux couchettes latérales (haut+bas) proche des toilettes pour Irkoutsk-Vladivostok.

Prendre uniquement des couchettes du haut est assez contraignant car on dépend totalement des autres pour pouvoir s’assoir, mais bon, on trouve toujours des copains chez qui squatter. Les couchettes proche des toilettes sont bien, même si on peut se faire un peu réveiller la nuit par des gens qui claquent la porte, c’est vraiment pas insurmontable.

Le principal problème des couchettes latérales est qu’elles sont fermées aux extrémités (pied et tête) donc on ne peut pas faire dépasser les pieds dans le couloir contrairement aux couchettes situées dans les carrés. A partir d’1 m75 faudra plier les genoux ! La pire arnaque c’est les deux places dans le carré le plus près des toilettes, où tu peux pas sortir les pieds, tu as la porte des toilettes, et en plus c’est cher 😮

Venons-en aux faits, comment fourrer le vélo dans le transsibérien.

Option 1 : le fret

C’est la solution la plus simple et la plus confortable pour ne pas vivre mille galères comme nous. Selon des informateurs bien placés, compter ~70€ pour envoyer les vélos de Moscou à Vladivostok, avec toutes les affaires qui ne vous serviront pas dans le train.

Option 2 : empaqueter le vélo

Vous avez le droit d’emmener votre vélo emballé dans le transsibérien. Vous pouvez acheter un ticket spécial pour vélo au moment où vous achetez votre billet en ligne (du moins si vous passez par le site officiel https://pass.rzd.ru/main-pass/public/en) moyennant quelques euros supplémentaires, ou jusqu’au dernier moment au guichet de la gare (il semblerait que ce soit un poil moins cher qu’en ligne). Vous aurez alors en plus du billet de train, un autre ticket spécial pour votre vélo à montrer au chef de wagon. Pour ne pas avoir à acheter un housse de vélo à 70€ dont on ne saura pas quoi faire en descendant du train, on a acheté des gros sacs de chantier au bazar de la ville, où rentraient les roues et le plus petit vélo, et pour les plus grands vélos, quelques mètres de plastique et un gros rouleau de scotch. Une fois sur le quai, si le chef de wagon tient absolument à ce que les vélos soient empaquetés, pas de problème : on tourne le guidon, enlève les pédales et la roue avant, on enrubanne le tout dans le plastique, à grand renfort de scotch, et zou ! C’est indéplaçable, ça prend environ autant de place que le vélo entier, mais le chef de wagon affiche un grand sourire 🙂

Option 3 : à la kazakhe

Fortes de notre expérience kazakhe, nous décidons de faire fi de l’empaquetage, nous achetons des billets vélos et tentons de monter dans le train sans les démonter. Ça nous a valu de longues heures de négociation aux guichets, des bonnes sueurs froides, quelques menaces de recours à la police, mais ça a fini par passer. On a quand même du enlever quelques roues.
Tous les détails croustillants de notre aventure ici.

Option 4 : grand seigneur

Conseil d’un ami cycliste russe : acheter des couchettes supplémentaires pour avoir la place de mettre le vélo. Probablement pas le plus économique.

Option 5 : apprendre le russe

Tout serait tellement plus simple !

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