Tzatziki et moussaka

cigogne grecque

Du 19.06.2017 au 22.06.2017, Grèce.

A nous Moussaka, Tzatziki, Salakis et Gyros !

Déjà en Albanie on commençait à avoir drôlement chaud. Alors on Grèce, on s’attendait à rôtir ! Et bien non. Fraîcheur même pour ces premiers jours. On arrive par Korcë, au Sud-Est de l’Albanie dans les montagnes. On passe la frontière et nous dormons dans un petit village situé à 1200 mètres d’altitudes. Je ne sais pas si c’est l’altitude, la fine pluie, le vent, les nuages ou autre chose, mais on perd quelques degrés, et pendant que vous autres, en France, subissez la canicule, nous ressortons les pantalons et pull du fond des sacoches (mmmh cette odeur de renfermé !).

 

Douche dans la côte, on ne pouvait pas rêver mieux ! 
Douche dans la côte, on ne pouvait pas rêver mieux !

 

Premier petit village de la frontière grecque donc. On va directement au poste de police pour leur expliquer qu’on aimerait camper dans le coin, c’est qu’il y a une sacrée belle pelouse devant la caserne. Réponse du patron :

“Bon écoutez, le camping sauvage c’est interdit en Grèce. Mais honnêtement, vous pourriez poser votre tente en plein centre du village que personne ne vous dirai rien…même  pas nous ! Bon. Mais venez vous avez qu’à mettre votre tente ici, ça ira ?”

 

Bon finalement j’ai trop chaud, j’enlève le pantalon pour attaquer la côte
Bon finalement j’ai trop chaud, j’enlève le pantalon pour attaquer la côte

 

Nous sommes dans le Nord-Ouest de la Grèce et les routes zigzaguent entre les collines, ça monte un peu, ça descend beaucoup. Les routes secondaires sont très peu empruntées et très larges. Après le chaos des routes albanaises, on savoure l’accalmie. Pauses déjeuner à l’ombre des cerisiers, dessert au dessus de la tête, pratique !

Il est 17h nous arrivons dans un petit village. Je rêve de trouver une petite mamie toute gentille qui nous laisse camper dans son jardin et qui nous apporte du thé avec des petits gâteaux…comme ça nous est arrivé en Slovénie. On entre dans une boulangerie pour acheter un gros pain… et on tombe sur mamie-petits-gâteaux ! On en ressort avec le gros pain à moitié prix, deux baguettes, des glaces et un immense câlin de mamie, toute émue que nous soyons venues en vélo de France pour lui acheter du pain. Avec l’autorisation des habitants, on campe dans le village. Ces derniers se sont donnés le mot et ils nous apportent tour à tour des abricots, des pêches, du thé et des petits gâteaux ! Et le lendemain matin, on vient nous apporter le petit déjeuner.

 

Camping dans le village
Camping dans le village

 

Les quelques jours de fraîcheur laissent vite place à la chaleur, et celle-ci devient vite un nouvel élément de l’équation déterminant le nombre de kilomètres parcourus dans la journée. Ces éléments sont nombreux et évolutifs. Si on nous invite à rester un jour de plus, c’est  0 km au compteur quasi-assuré pour la journée, on ne refuse pas l’hospitalité ! Si on a mal calculé l’ombre matinale, la tente est en plein soleil à 6h du matin, on peut compter 20 kilomètres de plus. Mais alors vite compensés par le contre-coup subit le lendemain. Les chiens sont un formidable paramètre, ils apportent 10 kilomètres de plus pour chacun d’entre eux. 15 quand ce sont des chiens de berger, particulièrement motivés pour vous courser jusqu’à ce que vous soyez à une distance raisonnable du troupeau. Et ce nouveau paramètre donc, le soleil brûlant de la journée qui se reflète sur le goudron et vous donne le sentiment d’être un chamallow dans un four à chaleur tournante, ampute facilement 30 kilomètres au compteur.

 

Saurez-vous identifier le dangereux toutou qui course Elsa ?
Saurez-vous identifier le dangereux toutou qui course Elsa ?

 

Nous sommes devenues expertes dans l’art de trouver de l’eau
Nous sommes devenues expertes dans l’art de trouver de l’eau

 

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